Le prix du raccordement à l’eau potable : informations, tarif, démarches…

Vous vous interrogez le prix du raccordement à l’eau potable ? Nos artisans vont vous aider à y voir plus clair en répondant aux principales questions concernant un tel projet. Prix, démarches, installations, ils vous disent tout afin de vous permettre de vous lancer en connaissance de cause !

Les prix pour un raccordement à l’eau potable

Avant de se lancer dans ce projet de raccordement à l’eau potable, il vous faut en connaître le coût. Pour vous y aider, le tableau ci-dessous répertorie les prix de différents postes en lien avec ce type de travaux :

Postes de dépense

Prix

raccordement de la SAUR

tarif pour un raccordement sur un compteur d’eau placé à moins de 10 mètres du réseau communal

800 à 1 500 €

tarif complémentaire pour chaque mètre linéaire en sus

45 à 55 € par ml

réalisation de tranchées pour le passage des canalisations

tranchées

10 à 50 € par ml

location de mini pelle avec son conducteur

de 70 à 80 € par heure

main d’œuvre pour les fouilles

de 30 à 45 € par heure

pose des canalisations

pour la distribution

5 à 100 € par ml

pour l’évacuation

15 à 300 € par ml

prolongation de réseau existant

réseau d’eau

45 € par ml

réseau d’eau (froide ou chaude)

130 € par ml

réseau d’évacuation en diamètre de moins de 50 mm

50 € par ml

réseau d’évacuation en diamètre de 100 mm

80 € par ml

compteur

à vitesse

50 à 80 €

volumétrique

100 à 200 €

pose d’un compteur d’eau individuel dans le cas d’un logement en immeuble

50 à 200 €

 

remise en état du terrain

350 à 1 300 € par m²

Pourquoi prévoir un raccordement à l’eau potable ?

Il existe différentes raisons de vouloir se créer un raccordement à l’eau potable. En voici quelques exemples.

Situations

Explications

Un besoin de viabilisation avant la construction d’un logement.

Indispensable à l’accès du logement à différents services, dont celui de l’alimentation en eau potable et son réseau d’évacuation, la viabilisation est une étape indispensable dans les projets de construction. Mais il arrive aussi que d’anciennes constructions ne disposent pas de ces raccordements et doivent alors en être dotés.

Si certains terrains sont vendus déjà viabilisés, ce n’est pas pour autant systématique et il faudra alors en passer par là.

Dans ce cadre précis de création complète, il faudra s’en remettre d’une part aux services d’urbanisme de la commune afin d’obtenir l’autorisation de raccordement et d’autre part à ceux de la SAUR qui devra analyser la faisabilité de la demande et procéder au raccordement.

En termes de charge financière, seule la partie se déroulant sur votre terrain sera à votre charge, le reste des opérations (sur la voie publique) étant pris en charge par la commune.

Il restera à votre charge la consommation d’eau relevée via le compteur d’eau qui vous est fourni gracieusement.

Une création de dépendance habitable, d’abri de jardin, de garage ou d’atelier.

Que ce soit une création totale ou une simple réhabilitation d’un bâtiment existant, il faudra apporter une alimentation en eau potable et les évacuations assorties.

Notez que si l’eau froide est parfois déjà distribuée, ce qui réduira alors quelque peu la dépense, c’est par contre rarement le cas de l’eau chaude.

Dans ce cas de figure, en partant du logement principal, il sera question d’une prolongation de réseau d’eau et d’évacuation afin de permettre à ce nouvel espace de jouir de toutes les commodités attendues.

Mais, si cet espace est à moindre distance du compteur, il est aussi possible de se raccorder directement à ce compteur en créant, alors, une nouvelle alimentation.

Selon les besoins, il sera également possible d’adjoindre un compteur d’eau individuel à l’installation. Ce détail sera intéressant si la dépendance a vocation à être louée ensuite.

L’alimentation et évacuation pour une piscine.

En présence d’une piscine dotée d’un système de remplissage automatique, il sera indispensable de prévoir, là aussi, un raccordement à l’eau.

L’installation d’un robinet extérieur.

Enfin, disposer d’un simple robinet en extérieur peut permettre de rendre bien des services. Remplissage de piscine ou de spa, arrosage du jardin, lavage de voiture, etc.

La plupart du temps, ce type d’installation sera accolée à un espace disposant déjà de l’eau courante et ne nécessitera, alors, qu’une simple prolongation de l’existant. Mais, parfois, il faudra lui prévoir un raccordement au compteur d’eau. Cela dépendra de l’emplacement choisi pour installer ce nouveau point d’eau dont la canalisation devra absolument être enterrée, notamment en vue de la protéger du gel.

Les avantages et inconvénients d’un raccordement

Procéder au raccordement à l’eau potable peut présenter bien des avantages, même si quelques inconvénients demeurent :

Les plus

Les moins

– tarif de l’eau généralement plus bas que si l’on s’adresse à des entreprises privées ou des transporteurs d’eau

– meilleure qualité d’approvisionnement en eau

– réduction, voire suppression, des risques de maladies en lien avec l’eau

– le coût global : ressources, environnement, fonctionnement

– selon les régions : possibilité de restriction de l’eau décidée par la commune en vue de garantir la continuité des services

– risque d’interruption des services de distribution en raison de problèmes de salubrité et de sécurité.

La mise en œuvre d’un raccordement à l’eau

L’installation et la mise en service de votre raccordement à l’eau devra en passer par différentes étapes que nous vous expliquons dans cette partie.

La réalisation des tranchées

Une fois les repérages effectués, c’est-à-dire lorsque l’emplacement des futures canalisations auront été déterminés, il faudra procéder à la réalisation des tranchées qui les accueilleront.

Ces opérations sont nécessaires en cas de construction neuve ou de création complète d’un prolongement de réseau ou d’un nouveau raccordement depuis le compteur. A contrario, si le nouveau point d’eau est accolé au logement par exemple, ce prolongement n’aura pas besoin de passer par des tranchées.

Les travaux de ce type peuvent être réalisés à l’aide d’une mini pelle ou à la pelleteuse selon la nature et les particularités de votre terrain. Il faudra, pour des tuyaux de raccordement à l’eau potable, prévoir une profondeur allant de 90 à 120 cm. Par ailleurs, certaines dispositions seront à prendre si d’autres réseaux passent à proximité. Ainsi, il faudra compter un espacement de 50 cm au minimum entre les réseaux d’eau et de gaz.

Une fois creusée et avant de placer les tuyaux, un lit de sable sera déposé dans le fond de la tranchée, mais aussi avant de la refermer, par-dessus les tuyaux. L’objectif de la manœuvre est de disposer d’une surface uniforme, d’éviter les fuites via les éventuels cailloux présents dans le sol et d’offrir une bonne protection face au poids de la terre de recouvrement.

Par ailleurs, avant de refermer la tranchée, il faudra installer un grillage avertisseur bleu afin de signaler la présence du réseau d’eau mis en place. Cela évitera, lors d’une future tranchée, non seulement d’endommager l’existant en creusant mais aussi de savoir de quel type de réseau il s’agit.

La pose du compteur

Le compteur d’eau est indispensable pour comptabiliser la quantité de l’eau consommée par le foyer. Il se pose au plus près du réseau collectif, dans un regard prévu à cet effet.

Il permettra entre autre, au chiffrage des factures d’eau.

Il vous en coûtera, pour l’achat du compteur, de 40 à 80 € pour un modèle à vitesse et de 100 à 200 € pour un compteur volumétrique.

L’installation des canalisations

Une fois la tranchée prête, il sera possible de placer l’ensemble des canalisations, que ce soit pour l’alimentation en eau ou pour son évacuation.

L’opération sera identique dans de la création que pour un prolongement de réseau d’eau.

Selon la configuration des lieux, et donc de ce réseau, il faudra parfois faire face à des “virages”, ce qui impliquera le recours à des coudes adaptés.

Les tuyaux devront être parfaitement reliés entre eux afin d’éviter tout risque de fuite.

Le raccordement

Pour le raccordement de votre réseau, il faudra procéder au percement de la conduite principale. De plus, un robinet de fermeture devra être installé sur cette nouvelle alimentation de manière à pouvoir couper l’eau au plus près du compteur en cas de besoin.

Une fois ces opérations effectuées, la canalisation pourra être mise en place.

S’il s’agit d’une création complète et qu’il faut aussi poser le compteur d’eau, c’est lors de cette étape que le regard et l’installation du compteur seront réalisés.

La remise en état du terrain

Bien entendu, si les travaux doivent être mis en œuvre sur un terrain déjà aménagé et arboré, des dégradations seront automatiquement à prévoir.

Parmi les éléments possibles à remettre en état il est possible de citer, par exemple :

  • les parterres de fleurs ;
  • les arbustes et arbres ;
  • les allées pavées ou bétonnées ;
  • les courettes pavées ou bétonnées…

Bien Sûr, l’ensemble de ces travaux complémentaires et d’esthétique de votre extérieur sont entièrement à votre charge.

Les démarches administratives et techniques

Les démarches dans le cadre d’une viabilisation

Lors d’une création totale avec viabilisation du terrain, le raccordement à l’eau potable sera parmi les éléments à prévoir. Pour en avoir le droit, il faudra, au préalable, se tourner vers les services de la mairie afin de déposer une demande administrative via la constitution d’un dossier comprenant divers documents précis.

Certains de ces documents feront appel à l’intervention d’un professionnel et auront, par conséquent, un coût à ajouter à votre budget.

Ainsi, voici la liste des différents documents indispensables au montage de votre dossier :

Documents

Présentations

Coûts

le formulaire de “Demande de branchement”

Il s’agit du formulaire à remplir et à accompagner de l’ensemble des documents de cette liste pour bénéficier d’un raccordement au réseau d’eau potable.

Ce formulaire est à retirer soit à la mairie soit directement auprès de la société de distribution de l’eau.

La démarche est totalement gratuite.

permis de construire

Ce document vise à permettre aux services compétents, à savoir ceux de votre mairie, de s’assurer que les travaux annoncés pour une parcelle donnée sont bien conformes au plan local d’urbanisme (PLU) de la commune, s’il existe, et aux règles d’urbanisme.

Si vous vous en remettez à votre architecte pour gérer, en parallèle, votre demande de permis de construire, il vous faudra alors ajouter autour de 3 à 4 % de frais en sus sur sa facture.

Notez que si vous vous chargez vous-même de cette partie, cela ne coûte rien.

plan parcellaire

Cet autre document a vocation à donner des indications quant à la situation géographique exacte du terrain et de la future habitation lorsque celle-ci doit être érigée dans un lotissement.

Si la fourniture de ce document, en lui-même, n’engage aucun frais, il faudra par contre régler la facture du géomètre en charge de réaliser le bornage de la parcelle.

Dès lors, il faudra anticiper une charge supplémentaire allant de 600 à 1 500 €.

plan de masse

Sur ce type de plan, il est possible d’identifier à la fois la chambre de comptage (à savoir le regard où sera placé le futur compteur d’eau) ainsi que les divers branchements prévus.

Un tel document demande un budget de 100 €.

 

plan cadastral

Téléchargeable sur le site cadastre.gouv.fr, le plan cadastral indique les délimitations du terrain et permet de le situer très précisément dans son secteur d’implantation (quartier, îlot, etc.).

Ce document est gratuit.

 

L’étude technique préalable

Avant de pouvoir enfin effectuer les travaux de raccordement au réseau d’eau potable, il est nécessaire d’en passer par une étude technique. Cette dernière a pour rôle d’examiner la faisabilité de votre projet.

En termes de chronologie, elle sera diligentée une fois la demande de raccordement déposée auprès des services de la mairie.

Dans la pratique, c’est l’agence de distribution d’eau active sur le secteur qui sera en charge d’effectuer cette étude à l’issue de laquelle elle transmet, moyennant un maximum de 800 €, en cas de résultat positif, une proposition technique que vous aurez le loisir de valider afin que les artisans puissent, ensuite, effectuer une étude technique du projet, avant de faire les travaux de raccordement.

Les réglementations

L’article L.224-7-1 du Code général des collectivités territoriales stipule que “Les communes sont compétentes en matière de distribution d’eau potable. Dans ce cadre, elles arrêtent un schéma de distribution d’eau potable déterminant les zones desservies par le réseau de distribution.”

Si, dans les lois actuellement en vigueur, aucun texte ne précise une quelconque exigence quant au raccordement au réseau d’eau potable, il faut tout de même garder à l’esprit que, comme nous venons de le voir, des démarches administratives sont indispensables auprès de votre mairie.

Sachez également que, dès lors qu’une autre source d’alimentation en eau potable vous est possible, comme la présence d’un puits sur votre terrain par exemple, vous n’êtes en aucun cas dans l’obligation de vous raccorder à un autre réseau. En effet, les services d’urbanisme de votre commune ne pourront pas vous refuser votre permis de construire au seul motif que vous ne souhaitez pas vous raccorder au réseau d’eau potable.

Quel délai pour des travaux de raccordement ?

En termes de délai, lorsqu’il est question d’un raccordement à l’eau potable, il faudra prévoir les durées suivantes :

  • 15 jours environ pour l’étude de votre demande de raccordement auprès de la mairie ;
  • 1 jour pour creuser la tranchée indispensable au raccordement sur un réseau d’eau potable, parfois plus s’il faut de grandes longueurs de canalisations ;
  • 3 mois s’écouleront généralement entre la présentation d’un devis et la mise en service finale des raccordements effectués.

Pour votre projet de maison neuve, il sera ainsi intéressant de penser à débuter l’ensemble des démarches administratives au minimum 3 mois avant le début des travaux de construction pour être sûr que le chantier ne soit pas dérangé par la pose des canalisations d’eau.

Le conseil du pro

Afin d’anticiper sur l’avenir et de vous éviter, ainsi, des travaux destructeur et coûteux par la suite, n’hésitez pas, lors de votre construction initiale, à prévoir un maximum de situations.

Cela passe par une anticipation sur la création d’un garage, d’un possible point d’eau extérieur, etc. Si vous le prévoyez, le moment venu, il ne vous restera alors plus qu’à vous raccorder sur les réseaux déjà en grande partie créés via des arrivées judicieusement placées sur votre terrain.

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