Prix d’un crépi de maison de 100 m2

Le crépi de la maison est ce petit plus qui, tout en assurant la bonne étanchéité de vos façades, permet aussi une présentation parfaite. Bien sûr, le crépi peut se présenter de différentes façons, répertoriées ici, voire s’utiliser parfois en intérieur. Outre les techniques, certaines astuces vous seront proposées, ainsi que certaines limites d’utilisation.

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Le prix des différents crépis extérieurs

Pour le calcul de la surface de murs d’une maison de 100 m², il faut évaluer cette surface de mur à environ 105 m², dans le cas d’une pente normale. Pour une pente de couverture avec ardoises ou tuiles plates, cette surface sera légèrement plus grande.

Voici donc un premier aperçu de la dépense que vous devez envisager pour ce travail.

Les techniques de crépi

Le prix au m²

Le prix pour une maison de 100 m²

crépi projeté

de 20 à 35 €

de 2 100 à 3 675 €

crépi projeté puis écrasé

de 30 à 45 €

de 3 150 à 4 725 €

crépi taloché

de 60 à 70 €

de 6 300 à 7 350 €

crépi taloché puis écrasé

de 70 à 80 €

de 7 350 à 8 400 €

crépi gratté

de 30 à 50 

de 3 150 à 5 250 €

crépi imitation pierre

de 65 à 75 €

de 6 825 à 7 875 €

crépi isolant

de 120 à 180 €

de 12 600 à 18 900 €

Les différentes techniques de crépi

Un crépi est réalisé sur un support stable ce qui, par prudence, exclut le bois qui est une matière vivante qui peut évoluer en fonction des températures et des conditions d’humidité, ainsi que le métal, à moins de sévères précautions, de couche d’apprêt solide et de crépi suffisamment résistant à l’élasticité. Un professionnel pourra vous conseiller mais prendra rarement le risque de le réaliser sur ces matières, sans une décharge de votre part.

Ce sont donc le ciment, la brique, le parpaing, le béton ou la pierre qui seront les plus à même de recevoir une telle finition.

  • Crépi prêt à l’emploi ou traditionnel
    Selon la personne qui l’utilise, selon la surface à réaliser et selon le principe de crépi recherché, il est possible de trouver des crépis monocouches tout prêts, qui ne demandent plus qu’à être gâchés, c’est-à-dire à être mélangés avec de l’eau.
    Certains autres crépis, notamment d’intérieur, sont même parfois livrés en seau, prêts à être utilisés en l’état.
    Enfin, de nombreux artisans, pour réaliser un mélange et une couleur bien spéciaux, doseront personnellement un ensemble de chaux, de ciment blanc à petite dose et de sable d’une teinte savamment sélectionnée, avant de mélanger le tout et d’y ajouter l’eau. Posé en 3 couches, le gobetis en première couche réalisé à la truelle et plus liquide sert d’accroche, la seconde, appelée corps d’enduit, réalisant l’épaisseur est tirée à la règle, avant une troisième couche de finition.
    Si un monocouche présentera une durée de vie de l’ordre de 30 à 50 ans, un crépi traditionnel peut parfois durer jusqu’à près d’un siècle.
  • Les différents types de crépi prêt-à-l’emploi
    On retrouve alors 3 sortes de crépis prêts-à-l’emploi :
    • le crépi acrylique : il est réalisé sur des façades neuves, donc propres et de bonne qualité. Il se lave à l’eau.
    • le crépi pilolite : il sera préféré dans le cas de façades exposées à l’eau, voire en intérieur, pour des pièces humides. Il est aussi lavable à l’eau.
    • le crépi siloxane : il est utilisé dans des situations de fortes variations de température.
  • Les différentes techniques de pose
    Ce sont les solutions envisagées lors du tableau initial.
    • le crépi projeté : comme nous le verrons par la suite, la projection peut être réalisée mécaniquement, avec une tyrolienne, ou de façon plus électrique, à l’aide d’un compresseur. La façon de projeter le crépi donne l’aspect granuleux qui sera généralement renforcé par une seconde couche. Toute la difficulté consiste à réaliser un aspect le plus régulier possible.
    • le crépi gratté : pour réaliser un crépi gratté, il faut tout d’abord le projeter, avec un compresseur ou plus manuellement, à la truelle. Il faut ensuite l’aplanir avec une taloche. Cette fois, la difficulté est de trouver le bon moment pour le gratter, avant qu’il ne durcisse trop, sans le faire lorsqu’il est encore trop mou. Ce grattage se réalise avec l’aide d’une taloche à trous et devra aussi être réalisé régulièrement.
    • le crépi taloché : ce talochage peut se réaliser avec une taloche, bien évidemment, mais aussi avec une éponge, selon le résultat attendu.
    • le crépi écrasé : il est possible d’apporter une variation de présentation à un crépi en l’écrasant après l’avoir projeté. Cet écrasement pourra être réalisé à la truelle mais, le plus souvent, à la taloche pour un aspect plus régulier.
    • le crépi imitation pierre : ce travail demande beaucoup de minutie puisqu’il faudra, à la fois, donner l’impression des pierres, mais aussi celle des joints. Le choix de la teinte sera également essentiel pour correspondre à l’aspect des pierres régionales.
    • le crépi isolant : ce procédé correspond alors à une isolation thermique par l’extérieur et débute par la pose d’un isolant de 6 à 12 cm d’épaisseur. 
  • Les outils de pose d’un crépi
    Pour réaliser un crépi, vous aurez un choix d’outils qui participera au rendu final de la façade, ce choix fait suite au sujet précédent sur les différentes techniques de pose :
    • la truelle : elle peut permettre de projeter le crépi manuellement, mais aussi de l’écraser.
    • la tyrolienne : elle sert à projeter le crépi sur de plus grandes surfaces.
    • le compresseur : il sert à projeter aussi le crépi, mais le fera de façon encore plus industrielle, pour de grandes surfaces avec des temps de main d’œuvre moindres.
    • la taloche : Elle servira à prendre le crépi avant de le projeter à la truelle, par exemple, mais aussi à écraser ce crépi, selon le rendu final attendu.
    • la taloche à pointes : elle est utilisée pour un rendu gratté du crépi.
    • le rouleau : il est plutôt utilisé pour des crépis intérieurs et dans le cas d’une matière première fournie en seau.
    • l’éponge : elle permet de réaliser un crépi d’aspect le plus lisse et le plus régulier possible.

Quelques conseils de professionnels

Certaines précautions sont à prendre pour que le rendu du crépi soit fidèle aux attentes :

  • le mélange est important, surtout lors de dosages personnels, il doit être parfaitement homogène, sinon il peut y avoir des nuances dans la teinte finale ;
  • il est important, dans ce même cas de bien noter les dosages et de les réaliser précisément pour ne pas avoir des murs différents ;
  • il est important de ne pas s’arrêter au milieu d’un mur car la reprise est alors délicate et laisse très souvent des traces ;
  • que ce soit pour un grattage ou un lissage, le travail doit être effectué très régulièrement, que ce soit dans l’intensité, mais aussi dans le mouvement du bras ;
  • pour le grattage, il faut l’effectuer juste avant le durcissement final du crépi pour ne pas trop le marquer en passant la taloche à pointes ;
  • pour la technique de l’imitation pierre, il faut bien repérer toutes les horizontales et les verticales qui délimiteront l’aspect de chaque pierre et l’emplacement des pseudos joints.

L’entretien du crépi

Il ne faut pas oublier qu’un crépi, pour durer longtemps, doit aussi être entretenu.

Les apparitions de mousse ou de champignon ne doivent pas laisser votre crépi se dégrader.

Toutefois, et contrairement à une façade classique, toutes les techniques ne sont pas bonnes car il ne s’agit pas de l’abîmer.

Ainsi, l’emploi d’un nettoyeur haute pression ne pourra se faire qu’avec une pression en dessous de 100 bars.

Pour ce nettoyage, les techniques du sablage, du gommage ou de l’hydrogommage sont privilégiées pour un tarif d’environ 30 à 70 € le m².

Un nettoyage à l’eau de javel est aussi possible, ou avec un produit anti-mousse.

Enfin pour un ravalement de façade simple, comptez de 10 à 20 €.

Les conditions de pose du crépi

A cela, pour un travail dans de bonnes conditions, un professionnel sera également attentif à certains autres critères :

  • les conditions climatiques : il n’est évidemment pas question de réaliser un crépi extérieur en période de gel. Mais il ne devra pas, non plus, être réalisé dans des conditions de chaleur extrêmes, au-delà des 35°. En pleine chaleur et au soleil, il faudra arroser la façade au préalable et s’attacher à ce que le crépi ne tire pas trop vite, en l’humidifiant légèrement de temps en temps, après sa pose.
  • l’utilisation d’un échafaudage : selon les hauteurs de murs, un tel matériel peut être nécessaire. L’utilisation d’une nacelle peut se révéler pratique. Un surcoût de location de 80 à 100 € par jour est alors à prévoir.
  • la qualité du mur : le crépi n’est pas prévu pour camoufler de grosses irrégularités, qui devront donc être rattrapées au préalable et viendront alors en surcoût.

Les obligations à respecter

Un crépi peut se voir contraint à certaines obligations, que ce soit dans le cadre d’un permis de construire, face à un règlement de lotissement, ou encore face à l’architecte des Bâtiments de France dans un environnement protégé.

Ainsi, ce sont le choix de la technique, mais surtout de la couleur, qui peuvent vous être imposés. Il est donc préférable de s’assurer au préalable de ces conditions au niveau du service de l’urbanisme de votre ville.

Autre obligation, pour un crépi à réaliser en limite de propriété, il vous faudra l’accord de votre voisin, qui ne peut vous le refuser mais est en droit de vous astreindre à certains horaires.

Il en sera de même si vous êtes en limite d’un trottoir ou d’une route, pour lesquels vous devrez vous rapprocher des services municipaux.

La pose d’un crépi intérieur

Dans certains cas, même si la tendance ne va plus vraiment dans ce sens, le crépi peut aussi être posé en intérieur.

C’est encore le cas pour des murs pas trop droits qui vous éviteront alors de voir une peinture en montrer les plus gros défauts. 

C’est alors la technique du crépi écrasé qui est le plus souvent utilisée de nos jours, en intérieur, pour éviter le côté trop rugueux et très salissant de ce crépi.

Comptez alors de 30 à 50 € le m² pour un crépi intérieur réalisé au rouleau, et de 40 à 60 € le m² pour un crépi écrasé.

Les aides éventuelles pour le crépi

Les aides sur un crépi ne peuvent intervenir que sur une rénovation d’un pavillon de plus de 2 ans, avec un taux de TVA limité à 10 % lorsque les travaux sont réalisés par un professionnel RGE.

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