Quel est le prix de toiture en ardoise pour 100 m² ?

L’ardoise est un matériau utilisé depuis des centaines d’années. Résistante et élégante, elle peut être une solution pérenne et esthétique pour votre toiture. Mais quel est le prix de toiture en ardoise pour 100 m² ? Nous vous apportons des éléments de réponse afin de vous permettre de vous faire une idée.

Toit-ardoise

Le prix de toiture en ardoise pour 100 m²

Commençons par détailler le prix de toiture en ardoise pour 100 m² selon différents points de vue. 

Selon le type d’ardoises

Selon le choix du type d’ardoises, il y a un impact direct dès la fourniture des matériaux. En effet, les ardoises peuvent se décliner soit en version naturelle ou synthétique. Dès lors, il faudra prévoir une dépense de l’ordre de :

Types d’ardoises Modèles Dimensions en cm Quantité au m² Prix  au m² Prix  au m² Prix  au m² *
fourniture pose fourniture et pose
ardoises naturelles Rectangulaire  27 x 18 55 30 à 41 € 100 € 75 à 141 €
32 x 22 35 39 € 50 à 75 €
40 x 22 30 54 € 45 à 55 €
46 x 30 21 65 € 40 à 50 €
50 x 30 20 50 € 35 €
Ronde  40 x 20 35 30 € 45 à 55 €
Rombo  40 x 30 30 36 € 45 à 55 €
ardoises synthétiques Rectangulaire  33 x 23 35 23 € 48 € 46 à 71 €
40 x 24 27 24 à 26 € 38 €
60 x 30 14 21 € 25 €
Losangée  40 x 40  10 20 € 30 €

* Notez que le prix de pose seul varie selon qu’il est question d’une pose au clou ou au crochet et qu’il s’agit de placer des ardoises naturelles ou synthétiques. Par ailleurs, plus les ardoises sont de petites dimensions et plus les frais de pose augmentent en raison d’un plus grand besoin de manipulation (car il faudra plus d’ardoises par m²).

Au moment de choisir les ardoises qui viendront habiller votre toiture, il faudra avoir en tête que se diriger vers des modèles naturels et certifiés par la norme NF et assortis des critères A1 T1 S1 est préférable. En effet, ces ardoises pourront alors proposer une meilleure durée de vie ainsi que de belles prestations en termes de résistance au gel. Elles seront, en outre, plus qualitatives, que ce soit en termes de respect des dimensions, de résistance mécanique ou encore d’imperméabilité.

Les ardoises techniques

Dans certains cas, il est également possible de se tourner vers des ardoises techniques. Il est alors question d’ardoises permettant la production d’électricité ou d’eau chaude. De telles ardoises ont vocation à faire faire des économies dans le cadre de la consommation d’énergie, et ce, sur le long terme.

Types d’ardoises Modèles Prix au m² en fourniture et pose
ardoises photovoltaïques production d’électricité dès 600 €
ardoises thermiques production d’eau chaude de 750 à 900 €

Les accessoires

Bien entendu, lors de la mise en œuvre d’une toiture en ardoises, il faut prendre en compte le coût des divers accessoires nécessaires à une pose réalisée dans les règles de l’art. Ces accessoires concernent aussi bien les fournitures dédiées à la pose elle-même que celles visant à proposer une finition complète. Tous ces éléments doivent entrer dans le chiffrage afin de pouvoir déterminer le budget final des travaux.

Par exemple, il faudra compter les prix de fournitures suivants selon les éléments utilisés :

  • crochets en inox : 26 € la boîte de 700
  • clous en inox : 60 € la boîte de 700
  • noue en zinc : 50 € les 2 ml par 33 cm de large
  • grille ou chatière de ventilation en zinc : 30 € pièce
  • raccord pour Velux 78 x 98 : 65 € pièce
  • raccord pour Velux encastré 114 x 118 : 100 € pièce
  • gouttière : 10 à 20 € par ml
  • écran de sous-toiture : 5 à 20 € par m² (fourni et posé)
  • liteaunage et contre liteaunage : de 15 à 50 € le m² (fourni et posé)
  • voligeage complet : de 30 à 60 € (fourni et posé)

Au final, si le coût global d’une toiture en ardoises peut sembler un peu cher, il ne faut pas oublier les nombreux avantages qu’elle apporte. En effet, l’investissement de départ est clairement contrebalancé par l’excellente durée de vie de ce type de couverture, ses capacités isolantes et le peu d’entretien qu’elle requiert.

Dans certains cas, il faudra ajouter des frais de dépose. Ceci est valable lors des rénovations de toiture, lorsqu’il convient de retirer les matériaux en place afin de les remplacer. Ce type d’opération complémentaire se chiffre autour de 20 à 30 € par m², un tarif qui comprend également l’évacuation des déchets.

Les différents types d’ardoises

Comme évoqué précédemment, il existe différents types d’ardoises, que ce soit des ardoises simples (naturelles ou synthétiques) ou techniques (photovoltaïques ou thermiques). Chaque modèle présente ses propres particularités et caractéristiques. 

L’ardoise

En préambule, il est bon de rappeler que l’ardoise est avant tout une roche schisteuse assez typique et très utilisée dans le nord de la France, mais aussi sur un certain nombre de grands édifices. Naturelle, l’ardoise peut proposer une durée de vie pouvant avoisiner les 100 ans.

En termes de couleur, l’ardoise naturelle peut proposer des déclinaisons de noir et de gris foncé, mais aussi de bleu sombre et de violet profond.

L’ardoise naturelle

Lorsqu’elles sont naturelles, les ardoises sont directement produites à partir de la roche et sans utilisation de produits issus de la pétrochimie. Au-delà de l’aspect plus écologique, cela confère aussi, automatiquement, une qualité supérieure.

Par ailleurs, les ardoises naturelles arborent la teinte offerte par la roche, sans ajout de teinture. Cela leur permet de ne jamais perdre de leur superbe au fil des années et un simple nettoyage peut permettre de recouvrer l’éclat des premiers jours.

Il est bon de préciser qu’un certain nombre de caractéristiques de l’ardoise viennent peser dans la balance pour l’établissement du prix en fourniture. Voici, donc, ce qu’il faut savoir à ce sujet :

Caractéristiques

Explications

Provenance

En France, il y a de moins en moins de carrière d’ardoise (les ardoisières). Dès lors, pour disposer d’ardoises 100 % françaises, qui proposent une qualité clairement supérieure, il faut se tourner vers des produits plus chers.

L’alternative est la pierre importée du Canada ou de l’Espagne. Les prix d’achat sont alors un peu moins élevés, mais les ardoises présentent une durée de vie un peu moins bonne.

Coloris

Si elle est souvent dans une teinte gris foncé, l’ardoise peut aussi arborer d’autres tonalités. Sachez que le coloris d’une ardoise naturelle est fonction de son lieu d’extraction.

Ainsi, le prix peut augmenter pour des modèles dont la teinte est plus rare.

Dimensions

Le prix en fourniture est également fonction des dimensions de l’ardoise. En effet, selon la tendance du moment ou la région de production, les standards ne sont pas les mêmes. Cela influe sur les besoins en façonnage, et par conséquent sur les coûts.

Epaisseur

En règle générale, une ardoise va présenter une épaisseur de l’ordre de 2,7 à 9 mm. Toutefois, des variantes existent afin de satisfaire aux “us et coutumes » régionales ou locales. 

Au-delà d’une certaine épaisseur (plusieurs centimètres), il n’est d’ailleurs plus question d’ardoises mais de lauzes.

Forme

Les ardoises peuvent être préparées selon différentes formes, plus ou moins chères, afin de répondre aux attentes en matière d’esthétisme. Dès lors, il est possible d’opter pour des versions rondes, carrées ou rectangulaires, mais aussi en forme de losange, de rombo ou d’ogive. 

Etanchéité

Selon sa qualité, une ardoise peut être plus ou moins étanche à l’eau. Ainsi, la présence du label NF, associé à un niveau de qualité (A1 et A2), permet de connaître le niveau d’étanchéité du matériau retenu.

Planéité

Bien évidemment, plus l’ardoise présente une surface parfaite et plus son prix grimpe. Notez que, selon les modèles, l’ardoise pourra être plus ou moins texturée, rugueuse, coffine ou lisse.

Autres

Certaines ardoises naturelles peuvent aussi présenter d’autres critères spécifiques qui impactent sur leur prix de vente, à savoir :

– la résistance à la pollution,  

– la teneur en carbonate non carboné, 

– l’endurance thermique,

– la masse volumique,  

– la teneur en calcium,

– la présence de pyrite.

L’ardoise synthétique

Une ardoise synthétique est obtenue de manière industrielle selon une production à base de ciment, de fibres organiques et d’additifs minéraux. Sa production a été mise en œuvre afin de lutter à la fois contre l’effet de la fermeture des ardoisières, mais aussi pour pouvoir proposer des produits moins onéreux. 

Afin de présenter des caractéristiques similaires à celles de l’ardoise naturelle en termes de propriétés isolantes et de solidité, la version synthétique reçoit des traitements.

Côté durée de vie, elle offre une longévité moindre, mais tout de même très intéressante avec environ 70 ans. Moins lourde que l’ardoise naturelle, la version synthétique permet un vaste choix de coloris.

Faciles à poser, les ardoises synthétiques sont à la fois parfaitement imperméables et légères. Elles sont également imputrescibles et laissent passer la vapeur d’eau. Sur le plan visuel, étant produites industriellement, ce type d’ardoises est à la fois parfaitement plane et propose des dimensions standardisées.

L’ardoise photovoltaïque

Afin de ne pas venir à l’encontre de la superbe esthétique d’une toiture en ardoise, ceux qui envisagent de placer du matériel photovoltaïque sur leur toit peuvent se pencher sur les ardoises photovoltaïques. Ces équipements techniques ont été pensés selon les mêmes codes esthétiques que les ardoises et la même puissance que les panneaux solaires afin de permettre une implantation harmonieuse et la plus discrète possible tout en permettant une bonne production d’électricité. En raison de leur coût assez élevé, la pose de ces ardoises techniques est généralement prévue sur une surface bien précise et en cohérence avec les besoins du logement.

L’ardoise thermique

A l’instar de l’ardoise photovoltaïque, et pour les mêmes raisons, les constructeurs ont réussi à créer des ardoises thermiques. Celles-ci ont la particularité de permettre de réaliser une production d’eau chaude sanitaire pour le logement. 

Totalement indécelable une fois en place, le principe repose sur un système solaire thermique camouflé derrière les ardoises.

La pose des ardoises

Les ardoises peuvent être installées selon différentes techniques de pose, à savoir la pose clouée et la pose au crochet. Dans les deux cas, les ardoises sont posées dans un sens précis, à savoir que la face interne est celle qui n’est pas biseautée. En effet, le biseau a vocation à permettre une bonne évacuation des eaux pluviales.

Par contre, les ardoises ne pourront pas répondre aux exigences d’un toit dont la pente est trop légère et encore moins d’un toit plat. Elles ne conviendront pas, non plus, à une toiture arrondie. De plus, étant donné le poids assez important d’une couverture en ardoises, il faudra une charpente adaptée.

La pose clouée

La technique la plus ancienne est la pose clouée. Ce type de pose est plus coûteux, notamment en raison du fait que les ardoises doivent toutes être préparées une à une en prévision de cette pose. En effet, chaque ardoise doit être percée de manière à pouvoir, ensuite, accueillir le clou. 

C’est un travail extrêmement minutieux qui demande du temps, particulièrement sur les ardoises naturelles qui seront plus délicates à travailler.

L’avantage de la pose au clou est qu’aucune fixation n’est visible une fois la pose terminée contrairement aux crochets qui restent visibles. 

La pose au crochet

pose ardoise tuile plate

Pose d’ardoise ou de tuile plate

La pose au crochet, quant à elle, consiste à installer un système de fixation (les crochets) dans le litonnage ou sur les voliges de la toiture. Les crochets permettent de maintenir les ardoises en place. Si une partie des crochets reste visible, cette technique offre par contre une meilleure protection des toitures face au vent.

Cette technique plus récente que la pose clouée permet de simplifier grandement le travail des couvreurs et permet aussi d’avancer plus rapidement sur le chantier. C’est la technique la plus souvent utilisée, à moins de souhaiter une pose plus traditionnelle (mais aussi plus chère).

Les étapes de la pose

Pour assurer une bonne pose des ardoises naturelles ou synthétiques, voici les différentes étapes à observer :

  1. Commencer par la rangée du bas.
  2. La rangée suivante doit venir chevaucher sur la dernière, et ce, avec un principe de joint alterné.
  3. L’inclinaison de l’ardoise est garantie par la pose d’une chanlatte.
  4. Pour le faîtage, il peut être décidé d’opter pour de l’ardoise ou du zinc.
  5. Les noues (raccords entre 2 pans de toit) sont protégées par une plaque en zinc ou en alu. Cela permet d’obtenir une meilleure étanchéité.

Dans tous les cas, la découpe des ardoises doit se faire avec un matériel adapté, à savoir une enclume de couvreur. 

Les avantages et inconvénients de la toiture en ardoise

Pour conclure ce sujet, voici les principaux avantages et inconvénients de l’ardoise :

Les plus :

  • résiste au gel, au soleil, à la pluie, à la neige…
  • écologique (ardoise naturelle)
  • plusieurs teintes possibles : ne ternit pas au fil du temps
  • très belle durée de vie : 70 à 100 ans
  • très belle esthétique : authenticité et charme de l’ardoise
  • matériau de qualité supérieure : permet une plus-value immobilière

Les moins :

  • matériau lourd : ne convient pas à toutes les charpentes
  • requiert un minimum de pente
  • pose très technique qui requiert le recours à un professionnel qualifié

Attention, certaines communes n’autorisent pas la réalisation de toiture en ardoise dans leur PLU tandis que d’autres l’imposent en allant même jusqu’à requérir, parfois, de l’ardoise naturelle.

FAQ

J’envisage de rénover ma toiture et d’en profiter pour la passer en ardoise (actuellement des tuiles). A quoi faut-il faire attention ?

Dans un premier temps, puisque vous envisagez de changer de matériau de couverture, vous devez vous assurer que cette modification est possible. Certaines communes pourraient ne pas l’autoriser. Il convient donc de consulter le PLU local ou de vous renseigner auprès des services de mairie. Ensuite, il faudra vérifier que votre charpente est suffisamment robuste pour supporter le poids de votre future couverture. L’ardoise étant plus lourde que la tuile, il faudra peut-être prévoir des travaux de renforcement. Un couvreur expérimenté pourra vous guider sur ce point.

Que faut-il vérifier lorsqu’on choisit un couvreur ?

Au-delà du fait que vous devez vous assurer que l’entreprise existe bien (immatriculation en règle notamment), il faut aussi contrôler quelques éléments avant de confier votre toit à un couvreur.

Dans un premier temps, vous pouvez vous renseigner sur les qualifications et l’expérience du professionnel. Cela peut notamment se faire en se rapprochant de sa clientèle ou en se faisant recommander un couvreur par vos connaissances. A défaut, le Net fourmille d’informations et d’avis pouvant apporter des informations. Ensuite, une fois le couvreur sélectionné, assurez-vous qu’il dispose bien des assurances obligatoires (particulièrement la décennale). 

Comment un couvreur peut établir un prix pour la pose d’une toiture ?

Le chiffrage pour la pose d’une toiture est très complexe et embarque un certain nombre d’éléments. Parmi eux se trouvent notamment le choix des ardoises (naturelles ou synthétiques, dimensions, coloris, épaisseur, etc.), la technique de pose (clouée ou au crochet), la complexité de la toiture, la longueur du faîtage, le nombre de noues, le taux horaire du professionnel… Chaque détail compte et seul un devis précis permettra de connaître le prix. Il est d’ailleurs recommandé de faire faire au moins trois devis pour des travaux identiques afin de pouvoir comparer les prix.

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