Prix d’une toiture de 40 m² : guide complet

Vous pouvez avoir à réaliser une toiture de 40 m² à l’occasion d’un agrandissement ou de réalisation de dépendances. En charpente traditionnelle ou en fermettes, voici quelques idées de ce qui sera réalisable, ainsi que le prix de la couverture qui viendra mettre votre construction à l’abri des intempéries.

pose toiture tuile

Le prix d’une toiture de 40 m²

Une toiture de 40 m² se décomposera en deux éléments qui sont donc la charpente et la couverture.

Le prix d’une toiture de 40 m2 se situe entre 3 600 et 11 200 € pour l’ensemble « charpente » + « couverture ».

Element Prix au m2
Charpente 70 à 130 €
Couverture 20 à 150 €
Charpente + couverture 90 à 280 €
charpente + couverture pour 40 m² 3 600 à 11 200 €

Certes, cette première présentation offre une large fourchette tarifaire, mais la suite de cet article explique pourquoi cette grande variation.

Le prix d’une charpente

La première explication de cette variation de prix provient des différentes possibilités offertes pour réaliser une charpente.

Tout d’abord, cette charpente se définit selon deux critères :

  • le nombre de pans de la construction : si vous réalisez une construction accolée à un bâtiment existant ou en limite de propriété, un seul pan vous suffira certainement. Mais vous pourrez aussi réaliser une construction totalement indépendante et opter pour une double pente. Pour une telle construction de 40 m², il sera plus rare de réaliser un bâtiment 4 pentes.
  • la pente : selon la région dans laquelle est située cette construction et selon la couverture qui viendra se positionner dessus, vous pouvez avoir une pente allant le plus souvent de 5 % à 45 %.

Plus la pente augmente et plus le nombre de pans augmente et plus le prix de votre toiture de 40 m² augmentera également.

Charpente traditionnelle ou industrielle

Un autre élément, qui dépendra aussi des choix précédents, est la réalisation de cette charpente.

Type de charpente

Tarif au m²

Tarif pour toiture de 40 m²

charpente traditionnelle

de 90 à 130€

de 3 600€ à 5 200€

charpente industrielle pour combles aménageables

de 80 à 100€

de 3 200 à 4 000€

charpente industrielle pour combles perdus

de 70 à 90€

de 2 800 à 3 600€

La charpente traditionnelle

Elle sera préparée sur place et adaptée tout spécialement à votre bâtiment.

La qualité de cette charpente sera notamment fonction du choix de l’essence. Si le sapin représente la solution la plus simple, c’est aussi la plus fragile. Elle pourra permettre un prix bas, mais le douglas ou, pour une habitation, le chêne qui permettra un système de poutres apparentes de qualité, seront de belles alternatives.

La charpente traditionnelle permet de réaliser un plafond rampant si besoin et d’offrir une hauteur sous plafond intéressante ou des combles aménageables.

La charpente industrielle

Elle sera standard pour des combles perdus, tandis que le contreventement serait rehaussé avec un entrait retroussé dans le cas de combles aménageables.

C’est pourquoi il est important, dès la construction, de bien prévoir cette option pour ne pas avoir à réaliser une modification, par la suite, qui serait plus coûteuse.

Avec des fermettes fabriquées en usine, l’artisan n’aura plus qu’un assemblage à réaliser sur place et économisera du temps d’intervention.

Les différents éléments d’une charpente

Dans le tarif d’une charpente, on retrouve différents éléments qui sont :

  • les lambourdes : elles servent à fixer un plancher. Il faut compter dans les 4,50 € le mètre linéaire ;
  • les pannes : elles sont positionnées en perpendiculaire de la couverture et se précisent par une panne faîtière au sommet, une panne sablière en bas de pente et des pannes intermédiaires dans l’intervalle. Prévoyez un budget de l’ordre de 20 € le mètre linéaire ;
  • les chevrons : ils permettent de venir fixer les liteaux et vous devez compter sur un tarif avoisinant les 3 € le mètre linéaire ;
  • les liteaux : ils se présentent en perpendiculaire de la couverture et permettront de venir fixer les tuiles ou les ardoises, par exemple. Le tarif est alors de 0,50 € le mètre linéaire, environ. 

Les prix d’une couverture

Il existe différents types de couvertures qui dépendront :

  • des contraintes régionales ;
  • des éventuelles obligations en lien avec un règlement de lotissement ;
  • des éventuelles obligations dues la présence d’un monument classé et les caractéristiques imposées par les Bâtiments de France ;
  • de vos goûts personnels ;
  • de l’adéquation avec des constructions déjà existantes.

Les différentes matières de couverture

Proposition de couverture

Prix au m² en fourniture et pose

Prix pour 40 m²

tuiles en terre cuite

de 20 à 150 €

de 800 à 6 000 €

ardoises

de 50 à 180 €

de 2 000 à 7 200 €

bac acier

de 25 à 75 €

de 1 000 à 3 000 €

zinc

de 70 à 160 €

de 2 800 à 6 400 €

chaume

de 100 à 150 €

de 4 000 à 6 000 €

toit-terrasse plat

de 200 à 300 €

de 8 000 à 12 000 €

toit-terrasse végétal

de 220 à 350 €

de 8 800 à 14 000 €

La pente en fonction de la couverture

Selon ce choix de couverture, choix qui pourra donc vous être imposé, une pente, tout du moins minimale, en sera déduite.

C’est ainsi le cas pour :

  • les tuiles rondes et mécaniques : pente de 20 % minimale, qui peut être légèrement diminuée dans des cas extrêmes avec la pose d’une étanchéité ;
  • le shingle : pente identique aux tuiles rondes ;
  • les tuiles plates : pente de 70 à 125 % ;
  • les ardoises : pente minimale de 26 % ;
  • le chaume : pente située entre 35 et 45 % ;
  • le zinc : pente entre 5 et 20 % ; 
  • les bacs acier : pente entre 5 et 15 % ;
  • le toit-terrasse : pente de 1 à 5 %.

Les variations régionales

Selon la zone de construction, la pente d’un toit devra s’adapter aux conditions climatiques, que ce soit la neige qui peut venir recouvrir ce toit, et lui permettre de ne pas s’accumuler sur des hauteurs trop pesantes, mais aussi le vent.

C’est pourquoi 3 zones ont été définies en fonction de la proximité de la mer et de l’altitude.

  • zone 1 : hauteur jusqu’à 200 m ou à plus de 40 km de la mer ;
  • zone 2 : hauteur de 200 à 500 m ou entre 20 et 40 km de la mer ;
  • zone 3 : hauteur supérieure à 500 m ou à moins de 20 km de la mer. 

Les particularités de chaque couverture

  • Les tuiles rondes :
    Elles existent en plus simples, dites tiges de bottes, moins onéreuses, mais il en faut plus au m² compte tenu d’un recouvrement plus important.
    D’autres modèles mécaniques disposent de butées permettant de bien les caler.
    Pour des prix inférieurs, certaines sont en béton au lieu de la terre cuite.
    Il existe aussi des tuiles faîtières et de rives pour une parfaite étanchéité.
    Quant à la couleur, elle peut être rouge, ocre, etc., et même permettre de mêler les tons.
    Pour laisser passer le jour, des tuiles en verre sont également disponibles.
    Enfin, pour permettre de produire de l’électricité sans poser de panneaux photovoltaïques, des tuiles photovoltaïques existent.
    La durée de vie des tuiles en terre cuite est de l’ordre de 20 à 25 ans. 
  • Les tuiles plates :
    On retrouve la plupart des caractéristiques des précédentes, si ce n’est que la pente et la pose s’apparente plutôt à l’ardoise.
  • Les ardoises :
    Il existe une variante moins chère d’ardoises synthétiques.

Il existe aussi des variétés de tons, même si les plus fréquentes sont les ardoises gris foncé.
Les ardoises se fixent avec des crochets spéciaux, à privilégier en inox pour assurer une bonne durée de vie.
Cette durée de vie, pour une couverture en ardoise, est de 50 à 100 ans.

  • Le bac acier :
    Plus facile et plus rapide à poser, le bac acier permet de réaliser une couverture plus économique.
    Il est possible de lui associer une isolation, alors appelée couverture double peau.
    Il existe en ton naturel, mais peut aussi être laqué couleur tuile, couleur ardoise ou verte pour suivre des contraintes régionales.
    Il convient moins à de l’habitat, à moins d’une bonne isolation phonique, du fait du bruit de la pluie dessus.
    Pour faciliter la pose, des longueurs différentes existent, généralement jusqu’à 3 m pour les plus courantes.
    Il bénéficie également d’une bonne durée de vie, comme l’ardoise.
  • Le zinc :
    La couverture sera aussi de couleur grise naturelle.
    Elle aura une durée de vie similaire aux précédentes.
  • Le chaume :
    Il permet de réaliser une couverture écologique du fait d’une constitution de brindilles à base de roseaux, de genêts, de paille et bruyères.
    Sa durée de vie est très bonne, de 20 à 40 ans.
  • Le toit-terrasse :
    Le toit-terrasse est un cas un peu particulier et peut se décliner en plat ou en végétal.
    Il est possible de créer des accès pour ce toit et profiter du soleil.
    La durée de vie sera fonction de l’entretien.

Des postes de travaux en lien avec la toiture

La zinguerie est souvent réalisée en même temps que la couverture, venant se fixer sur des planches de rives. Comprenant à la fois les gouttières et les tuyaux de descente, le prix se situe autour de 12 € le mètre linéaire.

Il existe des versions PVC, moins chères, mais plus faciles à poser, des versions zinc et des versions alu, dont le profil est le plus souvent réalisé sur place.

Autre poste qui peut être prévu en même temps que la pose de la couverture, l’isolation, ce qui permet de bien la réaliser en rampant pour une isolation optimale. Réalisée en même temps que la couverture ou par l’intérieur, cette isolation reviendra alors de 800 à 3 200 € pour les 40 m² ; selon le type d’isolation.

Réalisée en sarking, lors d’une rénovation intégrale de la couverture, comptez alors de 4 000 à 8 000 € pour les 40 m².

L’entretien de la toiture

Pour que la durée de vie de votre charpente et de votre couverture soit la meilleure possible, il convient d’en soigner l’entretien.
Ainsi pour la charpente, vous pourrez prévoir : 

  • un traitement hydrofuge : de 20 à 30 € le m² ;
  • un traitement fongicide : de 15 à 30 € le m² ;
  • un traitement insecticide : de 20 à 50 € le m² ; 
  • une rénovation complète : de 110 à 170 € le m².

Pour la couverture :

  • rénovation partielle tuiles : de 10 à 80 € le m² ;
  • rénovation faîtage tuiles : 80 € le mètre linéaire ;
  • rénovation partielle ardoises : de 10 à 150 € le m² ;
  • rénovation totale ardoises : de 100 à 240 € le m².

Les aides financières

Ces aides financières ne sont pas accessibles sur une construction neuve.

Sur de la rénovation, vous pourrez avoir une TVA réduite à 10 % si elle porte sur l’habitat.

Dans le cas où cette rénovation touche l’économie d’énergie, cette TVA passera à 5,5 % et vous pourrez avoir les aides liées à MaPrimeRénov’.

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