Quel est le prix d’aménagement de comble de 30 m² ?

Dans le cadre de vos futurs projets, vous vous interrogez sur le prix d’aménagement de comble de 30 m² ? Pas de panique, nous allons vous apporter l’ensemble des réponses à vos questions et même plus ! A l’issue de votre lecture, vous serez capables de faire un chiffrage approximatif de vos travaux.

Le prix d’aménagement de comble de 30 m²

Afin de vous aider à vous faire une meilleure idée du prix d’aménagement de comble de 30 m², voici les moyennes tarifaires actuellement pratiquées, en fourniture et pose :

Sachez qu’en moyenne , le tarif d’un aménagement de combles peut être estimé entre ~ 15 000 et 30 000 euros pour une surface de 30 m2.

Travaux à réaliser Prix moyen  Prix pour 30 m²
Modification de toiture rehausse de toit 1 300 € le m² 39 000 €
changement de pente 1 050 € le m² 31 500 €
pose de fenêtre de toit (selon modèle) 450 à 4 750 € pièce selon nombre de fenêtres
création de fenêtre sur pignon 2 000 à 3 500 € pièce
Accès aux combles aménagés création d’une trémie 400 à 4 000 € pièce
création d’un escalier 1 000 à 12 700 € pièce
Isolation pour une surface totale à isoler de 40 m² thermique (intérieure ou extérieure) 35 à 240 € le m² 1 400 à 9 600 €
phonique 25 à 65 € le m² 1 000 à 2 600 €
Création d’un plancher plancher bois 45 à 130 € le m² 1 350 à 3 900 €
dalle béton 80 à 110 € le m² 2 400 à 3 300 €
Création des espaces cloisons de séparation 20 à 1 800 € le m² selon le nombre de cloisons nécessaires
portes intérieures 100 à 2 500 € pièce selon le nombre de portes
Electricité nouvelle installation électrique 75 à 130 € le m² selon les quantités prévues
prise  15 à 95 € pièce
interrupteur 20 à 300 € pièce
câblage 15 € le ml
Chauffage radiateur électrique (convecteur, inertie, radiant ou double corps de chauffe) 100 à 1 000 € selon le nombre de radiateurs
radiateur hydraulique (convecteur, radiant, rayonnant, inertie, accumulation, infrarouge ou halogène) 50 à 2 200 €
pompe à chaleur 60 à 190 le m² 1 800 à 5 700 €
Eau installation de plomberie (alimentation, évacuation, raccordement) 30 à 110 € le m² 900 à 3 300 €
Revêtements Murs (peinture, papier-peint, lambris, faïence) 15 à 170 € le m² 450 à 5 100 €
Sols (carrelage, moquette, parquet, lino) 10 à 250 € le m² 300 à 7 500 €
Plafonds (lambris, peinture) 25 à 55 € le m² 750 à 1 650 €
Aménagements baignoire (droite, d’angle, sabot…) 400 à 5 400 € pièce
douche (maçonnée, cabine, italienne) 650 à 6 200 € pièce
vasque (selon matériau) 160 à 1 900 €
WC (posé, suspendu, sanibroyeur…) 200 à 1 800 €

Les différents travaux à mettre en oeuvre

Aménager des combles requiert de prévoir un certain nombre de travaux. La liste peut être plus ou moins longue selon la configuration des lieux, mais aussi selon vos attentes.

Modification de toiture

En tout premier lieu, il sera nécessaire de vous assurer que vos futurs espaces disposent de suffisamment de hauteur sous toiture pour permettre de s’y tenir debout. 

Dans certains cas, il faudra alors prévoir des modifications au niveau de cette toiture afin d’augmenter la hauteur sous plafond. Deux techniques sont alors possibles :

  • La rehausse de toit : Cette méthode consiste à effectuer une dépose totale de la toiture (couverture et charpente), à ajouter de la hauteur en maçonnerie puis à remettre la toiture en place. Une telle opération demande un gros budget, notamment en termes de main d’œuvre.
  • Le changement de pente : Dans d’autres cas, un simple changement de pente peut permettre de gagner en espace intérieur. Cela consiste à modifier la charpente afin de lui donner une nouvelle inclinaison. Là encore, il faudra déposer la couverture pour pouvoir travailler sur une charpente mise à nu. 

Mais la modification de toiture peut aussi consister en un ajout d’ouverture. En effet, les combles, tant qu’ils ne sont pas aménagés, ne sont généralement pas dotés de fenêtres. Lors de l’aménagement, un apport en lumière sera indispensable. Pour ce faire, la pose de fenêtres de toit est une excellente option. En termes de solutions, les fenêtres de toit en offrent un certain nombre avec, notamment, les ouvertures à rotation, par projection ou encore avec motorisation. Mais il est aussi envisageable d’opter pour le velux balcon pour encore plus de gain de place et de luminosité.

Il sera aussi possible d’envisager la création d’une fenêtre sur le pignon (voire d’un balcon), auquel cas une ouverture de mur porteur sera à ajouter à la facture.

Création d’un accès aux combles aménagés

Afin de permettre l’accès à ce nouveau niveau, il sera souvent nécessaire de créer un escalier adapté. Dans certains cas, il peut déjà y avoir une trémie avec un escalier simple ou escamotable, dans d’autres il faudra aussi ouvrir la trémie. Pour mémoire, la trémie est une ouverture réalisée dans un plancher situé entre deux niveaux de manière à permettre la circulation entre ces deux étages. 

S’il faut créer la trémie, le travail peut se révéler plus ou moins complexe selon la nature du plancher en place. En effet, s’il s’agit d’un plancher en bois, la création de l’accès sera relativement simple. Par contre, dans le cas d’un plancher en béton, le travail devient plus ardu et requiert l’intervention indispensable d’un professionnel. Découvrez la technique de création d’une trémie sur Trémie d’escalier : comment faire? 

Pour ce qui est de l’escalier, il faudra faire un choix à la fois de style et de matériau. En effet, en termes de style, vous pourrez opter pour un escalier droit, quart de tour, voire hélicoïdal. Le choix sera généralement dirigé par la place disponible dans la pièce devant l’accueillir. Le dernier modèle est clairement le moins encombrant, mais il peut rendre difficile le passage de vos meubles pour l’aménagement. A contrario, un escalier droit autorisera un passage très facile, mais il prendra beaucoup de place. Pour ce qui est du matériau, l’escalier peut se décliner dans les versions suivantes :

  • bois
  • métal : alu, fer forgé
  • béton
  • verre (associé à du bois ou du métal)
  • pierre

Isolation

Bien entendu, pour offrir un maximum de confort à cet étage, il conviendra de l’isoler correctement.

Dès lors, il faudra souvent en passer par la mise en place d’une isolation thermique sous la toiture et des parois verticales périphériques afin d’éviter que la chaleur ne file lors des saisons froides, mais aussi pour éviter les effets sauna en été. Cette isolation devra être, ainsi, adaptée à la situation géographique. Entre épaisseur et matériau (laines minérales, polyuréthane, polystyrène expansé…), une réflexion doit être menée en amont afin que cette isolation réponde correctement aux besoins sans trop empiéter sur l’espace de vie. Dans certains cas, notamment si la toiture doit être démontée lors des travaux, l’idéal est de se tourner vers le sarking, à savoir une isolation du toit par l’extérieur.

Il est aussi possible d’envisager une isolation phonique entre les deux niveaux afin de limiter les éventuelles gênes. Par exemple, si une chambre est installée au-dessus d’un salon, cette isolation permettra d’atténuer le bruit de la télévision. De la même manière, une telle isolation viendra réduire les bruits de pas et autres sources de bruit venant de l’étage. Dans les zones bruyantes (comme la proximité d’un aéroport), l’isolation acoustique pourra également être installée en sous-toiture.

Création d’un plancher

Lors de l’aménagement de combles, il est assez courant de devoir installer un plancher. Selon les cas, il sera ainsi possible de poser un plancher en bois ou en béton. Le plancher poutrelle hourdis (béton) sera recommandé si les nouveaux espaces doivent embarquer des équipements lourds, comme c’est notamment le cas pour une installation de salle de bains.

Lorsque le plancher bois est retenu, il sera en outre possible d’opter pour différentes essences de bois, plus ou moins coûteuses. En effet, du pin au chêne massif, le budget n’est clairement pas le même.

Création des différents espaces

S’il n’est pas question d’un vaste espace, parental ou autre, totalement ouvert, il faudra aussi prévoir la pose de cloisons de séparation afin de créer les différents espaces devant composer cet étage. Selon les envies et le type d’espace, il est alors possible de retenir différents matériaux tels que :

  • le placo simple (BA13)
  • les plaques de plâtre
  • le béton cellulaire
  • le bois
  • les briques ou parois de verre (solution idéale pour créer un espace tout en laissant passer la lumière)
  • les cloisons coulissantes

Et ces espaces seront aussi marqués par la pose de portes intérieures. Ces dernières pourront être de dimension standard ou pensées en sur-mesure. Elles se déclinent dans des versions bois, alu, PVC ou verre. Elles peuvent aussi être isoplane ou postformée. Tout est une question de budget.

Travaux d’électricité et de chauffage

Evidemment, ce nouveau niveau devra, a minima, être doté d’installations électriques et de chauffage.

Pour l’électricité, il faudra par exemple prévoir l’ensemble des points de lumière et de prise de courant permettant un usage fonctionnel des lieux. Cela implique que, selon le type de pièce créé, il faudra prévoir X prises (courant, TV, RJ45), au moins un point de lumière et un interrupteur (du plus simple à la version programmable en passant par le variateur ou le temporisé). Dans le cas d’une pièce d’eau, les emplacements devront être minutieusement réfléchis afin de ne pas être dangereux. Tous ces éléments sont régis par la norme NF C 15-100. En outre, il faudra modifier le tableau électrique en conséquence.

Côté chauffage, il faudra également prévoir assez d’émetteurs de chaleur pour un bon confort. Ce chauffage pourra être électrique, hydraulique ou autre (pompe à chaleur notamment). Dans tous les cas, s’il est question de se greffer au système déjà existant, il faudra s’assurer que la puissance est suffisante pour accepter le volume supplémentaire, le cas échéant, il faudra faire le nécessaire pour augmenter cette puissance, à savoir en :

  • augmentant l’abonnement électrique pour passer au niveau supérieur
  • remplaçant la chaudière par une plus puissante
  • installant une nouvelle unité extérieure…

Travaux de réseau d’eau

Dans la continuité du système de chauffage, s’il est question d’émetteurs hydrauliques, il faudra alors faire des travaux de plomberie afin d’y acheminer l’eau chaude.

Par ailleurs, si une pièce d’eau ou un WC est prévu, il faudra également assurer des travaux de plomberie de manière à alimenter les points d’eau, mais aussi à assurer l’évacuation des eaux usées. Pour ces pièces, il est d’ailleurs conseillé, autant que possible, d’implanter ces espaces au-dessus des pièces d’eau du niveau inférieur. Cela facilite le travail et réduit les frais.

Revêtements

Le choix des revêtements est un autre poste auquel il faudra penser afin d’habiller vos nouveaux espaces. Du sol au plafond, chaque support pourra être ainsi agrémenté à votre goût :

  • les murs pourront être peints, tapissés ou encore dotés de lambris ou de faïence
  • les sols seront souvent équipés avec une moquette, un lino, un parquet ou un carrelage
  • les plafonds pourront être peints ou lambrissés

Le choix du revêtement sera notamment fonction du type d’espace. Par exemple, le carrelage et le lambris PVC seront indiqués pour les pièces d’eau tandis que la moquette et le parquet seront parfaits dans une chambre.

Aménagement

Enfin, certains aménagements spécifiques pourront être indispensables en cas de création d’une pièce d’eau, que ce soit une salle de bains ou de douche, ou un WC.

Démarches auprès des services d’urbanisme

Si des travaux sont prévus au niveau de votre toiture (que ce soit une modification de celle-ci ou l’ajout de fenêtres de toit), il est fortement recommandé de consulter, en amont, le PLU de la commune. En effet, ce dernier peut apporter des indications quant à ce qu’il est possible de faire ou non sur votre secteur. 

Par ailleurs, dès lors que vous effectuez des modifications de l’aspect extérieur, vous devrez automatiquement, a minima, faire une déclaration de travaux auprès de votre mairie. Cette déclaration de travaux est également le document à produire pour un aménagement de comble de moins de 40 m² en présence d’un PLU.

Par contre, il vous faudra obtenir un permis de construire dans le cas d’un aménagement de plus de 20 m² en l’absence de PLU ou si la surface habitable totale après travaux dépasse les 150 m².

Aides possibles

Pour terminer ce sujet passionnant, sachez que vos travaux peuvent vous ouvrir droit à quelques avantages.

Par exemple, dans le cadre de vos travaux d’isolation notamment, vous pouvez obtenir, sous condition de ressources, une enveloppe d’aide. En effet, le dispositif Ma Prime Rénov’ peut être activé pour financer une partie de vos travaux d’isolation. N’hésitez pas à vérifier votre éligibilité. 

Par ailleurs, en rénovation d’un logement de plus de 2 ans, la TVA applicable par les professionnels, sur la fourniture et la pose, est de 10 % au lieu des 20 % habituels. Pour les travaux d’amélioration énergétique, elle est même de seulement 5.5 %.

FAQ

Je souhaite faire un aménagement de mes combles. Est-ce que je dois obligatoirement faire un permis de construire ?

Non, selon les cas, une simple déclaration de travaux peut être suffisante. C’est le cas si la surface ajoutée ne porte pas la surface totale de votre habitation à plus de 150 m². C’est également le cas si la surface ajoutée n’excède pas les 40 m² si votre commune est soumise à un PLU (Plan Local d’Urbanisme). En cas de doute, rapprochez-vous de votre mairie pour obtenir les bonnes informations. 

Je compte installer une salle de bains dans mes combles aménageables. Est-ce que je dois prendre certaines précautions ?

Avec une salle de bains, il faut généralement prévoir des équipements relativement lourds, notamment la baignoire qui devra recevoir un grand volume d’eau. Dès lors, au moins pour cette partie de l’étage, il est recommandé de vous assurer que le plancher sera assez résistant pour accepter le poids à venir. L’avis d’un professionnel est très important dans ce cas. Si le poids est très important, un plancher hourdis pourra être conseillé.

Je vais ajouter 30 m² à mon logement en aménageant les combles. Quels peuvent être les pièges ?

Clairement, les plus grands points de vigilance à avoir sont la résistance du plancher et la puissance de votre compteur et de votre production de chauffage. En effet, votre plancher devra être en adéquation avec le poids qui lui sera imposé à la fois par les installations (équipements sanitaires et mobiliers, mais aussi revêtements en cas de carrelage notamment). Côté compteur électrique, vous devrez disposer d’assez de puissance pour alimenter les équipements supplémentaires qui viendront “peupler” le nouveau niveau, en particulier en présence de chauffage électrique. Enfin, pour le chauffage, s’il n’est pas électrique, vos installations existantes de production doivent pouvoir supporter la demande supplémentaire. Il en va de même si vous ajoutez une pièce d’eau qui demandera alors plus de production d’ECS (Eau Chaude Sanitaire).

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