Le prix de pose d’un parquet : votre guide complet

Le revêtement de sol peut revêtir de nombreux aspects, dans divers matériaux. Le bois est parmi ceux-ci et est très prisé de par son côté intemporel et chaleureux. Massif, flottant ou stratifié, nos partenaires vous exposent les différentes possibilités qui se présentent à vous.

Les prix de pose de parquet

Les prix des parquets sont fonction d’une multitude de critères que le professionnel devra prendre en considération afin de pouvoir établir son chiffrage. Voici donc, les principaux éléments.

Le prix de pose de parquet selon le type de parquet

Un des premiers critères impactant le prix de votre revêtement est celui du type de parquet retenu :

Nature du parquet

Prix au m² (hors pose)

parquet massif

30 à 150 €

parquet contrecollé ou flottant

15 à 120 €

parquet stratifié

7 à 50 €

Le prix de pose de parquet selon le type de pose de parquet

Ensuite, le chiffrage prendra en considération le type de pose de ce parquet:

Type de pose

Coût au m² (hors fournitures)

pose flottante

25 à 30 €

pose collée

25 à 35 €

pose clouée

35 à 45 €

Le prix de finition

Enfin, pour que ce parquet dispose d’une parfaite finition, certaines options sont possibles et même recommandées. Bien entendu, cela influe, une fois de plus, le coût global :

Type de finition

Prix au m²

ponçage et vitrification

20 à 40 €

ponçage et huilage

20 à 35 €

ponçage cirage

25 à 30 €

teinte avant couche de finition

15 à 20 €

opération de vieillissement de parquet

50 à 80 €


Les essences de bois pour le parquet

Les essences de bois utilisées pour la création de parquets est un élément déterminant dans le coût complet qui vous sera présenté. Par ailleurs, selon la destination de ce parquet, à savoir le type de pièce dans laquelle il sera mis en place, la fréquence de passage, l’esthétique souhaitée et bien entendu le budget disponible, le choix se portera vers des types de bois différents.

Dès lors, voici quelques pistes pour vous aider à sélectionner l’essence qui répond le mieux à l’ensemble de vos attentes :

Essence

Caractéristique

Prix parquet massif (€/m2)

Prix parquet flottant (€/m2)

Chêne

– résistant

– chaleureux

– nombreuses teintes : roux, brun, blond…

– prix abordables

30 à 90 €

27 à 75 €

Frêne

– grain grossier

– teintes : du brun clair au blond clair

– entrée de gamme abordable

30 à 100 €

27 à 85 €

Hêtre

– grain fin

– coloris souvent rosés

35 à 90 €

30 à 75 €

Érable

– résistant

– teintes : du blond au nacré

35 à 95 €

30 à 80 €

Iroko

– origine africaine

– résistant

– stable

– teintes : coloris foncés allant du jaune brun au marron clair

45 à 65 €

40 à 55 €

Ipé

– haute dureté

– idéal pour les pièces à fort passage

50 à 70 €

45 à 60 €

Wengé

– bois dur

– stable

– teintes : coloris variés allant du noir au brun foncé

– onéreux

50 à 140 €

45 à 120 €

Teck

– essence exotique

– résistant

– stable

– ne craint pas l’humidité

– onéreux

55 à 135 €

50 à 120 €

Merbau

– origine asiatique

– résistant

– stable

80 à 90 €

70 à 80 €


Les différents types de parquet

Ensuite, comme vu dans le précédent tableau, le parquet peut être massif, contrecollé ou encore stratifié.

  • Le parquet massif :
    Option la plus coûteuse, il s’agit d’un parquet composé d’une seule et même essence de bois.
    Son prix final est fonction du bois choisi (européen, exotique…), mais aussi de l’épaisseur et de la taille des lames (allant de 10 à 27 mm).
  • La parquet contrecollé :
    Entre 10 à 15 % moins chère, cette solution concerne un parquet en trois couches dont seule la couche supérieure est façonnée avec un bois noble.
    De la même manière, l’essence retenue impactera fortement le prix, mais ce sera aussi le cas de l’épaisseur de la dernière couche (constituée de bois massif).
  • Le parquet stratifié :
    Composé uniquement de dérivés de bois, le prix final est fonction des capacités techniques du parquet (spécial pièces humides, isolation…) mais aussi de son niveau de gamme.
    L’épaisseur des lames, le système de clipsage et le niveau d’imitation du bois seront autant de détails qui feront grimper la facture. Attention, contrairement aux deux autres options, celle-ci ne peut être rénovée.

Les techniques de pose du parquet

Qu’elle soit flottante, collée ou clouée, la technique de pose du parquet requiert un minimum de savoir-faire.

La pose d’un parquet flottant

pose parquet flottant clipsable

Pose d’un parquet flottant clipsable. Les lames s’emboîtent les unes dans les autres.

Ce type de pose est compatible uniquement avec des parquets stratifiés ou contrecollés. Il est à noter que cette technique de pose flottante est la plus courante, la plus simple à exécuter et la moins onéreuse.

Ce type de pose est notamment imposé dans les immeubles, pour les revêtements d’appartement. Par ailleurs, elle permet d’améliorer l’isolation thermique.

Dans la pratique, les lames de parquet sont dotées de rainures et assemblées les unes aux autres via un système de clips ou à la colle. Dans les deux cas, le parquet ne devra pas adhérer au sol et sera donc posé sur une sous-couche (liège ou mousse).

Le plus souvent mise en œuvre en rénovation, cette pose offre l’énorme avantage de pouvoir être réalisée directement sur le précédent revêtement (carrelage, dalle, moquette…).

La pose d’un parquet collé

La pose collée est intéressante pour installer des parquets présentant une faible épaisseur de lame ou pour des parquets contrecollés. Les lames sont simplement collées sur le support (chape, dalle ou contreplaqué) et peuvent être précédées par une épaisseur isolante en liège. Pour l’encollage, il est possible d’opter pour une pose parquet colléepose au cordon (soit avec un pistolet à colle) ou en plein (soit avec une spatule crantée).

Parmi ses avantages, elle offre un bon confort acoustique car elle permet de réduire différentes nuisances sonores (bruit de pas, chute d’objets).

Il faut savoir, en outre, que ce sera la seule option possible en présence d’un système de chauffage par le sol.

La pose d’un parquet cloué

Technique la plus ancienne, mais aussi la plus pérenne, la pose clouée convient pour les parquets contrecollés (à condition qu’ils présentent au moins 20 mm d’épaisseur) et les parquets massifs.

pose parquet clouéPlus difficile à réaliser, cette technique de pose nécessite d’installer des lambourdes sur le sol puis de clouer les lames dessus, à la perpendiculaire. Au-delà de la durée de vie conférée par cette pose, les parquets disposent d’une isolation acoustique de haut vol et offrent un agréable confort de marche. Par ailleurs, le vide laissé entre le parquet et le sol peut permettre la pose d’un isolant complémentaire.

Cette technique pourra se révéler problématique en rénovation, notamment de par la surépaisseur induite.

Recommandations de professionnel

Pour choisir le bon type de pose selon vos contraintes et attentes, voici les recommandations de nos experts :

Type de pose

Contraintes et attentes

Recommandations

Éléments à prévoir

flottante

en rénovation

travaux peu importants et faciles

opter pour le parquet stratifié ou flottant

éventuel ragréage

pare-vapeur

mousse isolante

collée

en présence d’un système de chauffage par le sol

travaux rapides sans besoin de lambourdes

opter pour le parquet massif (uniquement de 10 à 20 mm) ou contrecollé

éventuel ragréage

sous-couche isolante

clouée

attente d’un parquet pérenne et isolant pouvant également être réparé facilement

opter pour le parquet massif toutes épaisseurs

éventuel ragréage

lambourdes


Les styles de pose d’un parquet

Selon le style de votre logement, la pièce visée et vos goûts personnels, il est possible de se tourner vers l’un ou l’autre de ces styles de pose.

Style de pose

Présentation

pose droite ou à l’anglaise

Il s’agit de la version la plus couramment mise en œuvre et la plus simple avec des lames de parquet posées parallèlement à un mur.

Deux options sont possibles avec :

– la pose à coupe perdue : les joints sont décalés et les lames ne font pas toutes la même longueur

– la pose à coupe de pierres : les joints sont alignés et les lames sont de longueur identique et alternées en termes de largeur

En cas de pose de parquet flottant, ce sera la seule option de style envisageable.

pose à la française

Cette fois, les lames de parquet sont longueurs et de largeurs différentes.

Elles sont posées de manière parallèle avec des joints en décalage.

pose en chevrons

Deux effets de styles peuvent être envisagés :

– la pose à bâtons rompus : les lames sont de même dimension et forment un coude à 90°.

– le point de Hongrie : les lames sont toutes de longueur identiques et, une fois posées, représentent des chevrons grâce à des bouts coupés à 45°

pose en échelle

Cette version imite la forme de l’échelle avec des lames plus larges pour celles représentant les montants.

pose alternée

Lorsqu’elle est alternée, la pose du parquet requiert l’utilisation de lames identiques, tant sur le plan de la largeur que de la longueur. Les joints sont systématiquement décalés sur une demi-longueur de lame.

pose pont de bateau

Idéale pour la salle de bains, mais plus généralement pour les pièces humides, cette pose s’effectue à l’aide de bois présentant une résistance à l’eau (naturelle ou par traitement). Les lames sont collées entre elles par un joint de mastic noir.


Les finitions pour un parquet

La plupart du temps, après sa pose, il faudra également prévoir une finition pour votre parquet brut. Ceci est valable uniquement pour les parquets contrecollés ou massifs. Cette finition a pour objectif d’offrir une protection adaptée à votre revêtement tout en le sublimant.

Il en existe plusieurs que voici :

  • La cire ou l’huile : cette finition demande un entretien régulier et exigeant, en effet, il faudra appliquer une nouvelle couche chaque année afin d’en conserver le bénéfice.
  • La vitrification : le parquet est entièrement recouvert d’une mince pellicule de vitrificateur. Ce produit est à la fois imperméable et transparent, permettant ainsi une belle protection contre les salissures, les rayures et même à l’eau, sans perdre en esthétique. Une vitrification se renouvelle tous les 10 ans environ.

Mais, avant d’en passer par cette finition, il est possible, aussi, d’apporter une esthétique particulière à votre parquet. Pour ce faire, il vous sera possible de procéder à une opération de vieillissement du parquet ou à la teinte du bois.


L’entretien d’un parquet

Si, comme vu juste avant, l’entretien d’un parquet peut passer par une réitération des opérations de vitrification ou une application régulière de cire ou d’huile, il existe d’autres éléments qui peuvent être programmés pour votre parquet.

Dans certains cas, il faudra en passer par le ponçage de votre revêtement. Ce ponçage pourra être mis en œuvre pour différentes raisons comme le besoin de supprimer des rayures, une cire, une peinture ou encore un vernis. Généralement il est recommandé de poncer un parquet tous les 10 ans.

Toutefois, selon le type de parquet en place, ce ponçage ne pourra pas être réitéré à volonté. C’est le cas du parquet contrecollé qui ne pourra être poncé qu’une, voire deux fois, avant de voir sa couche d’usure rendue trop fine pour supporter un nouveau ponçage.

Pour changer complètement de look, le parquet peut aussi être peint. Le choix se portera sur une peinture opaque et couvrante pour un changement radical ou sur une peinture transparente si le souhait est de conserver l’aspect du bois.


Les travaux complémentaires

Avant de pouvoir poser un parquet, il est parfois indispensable de réaliser, en amont, quelques travaux de préparation du support. De la même manière, certaines interventions pourront venir en complément de cette pose de parquet.

De la dépose d’un revêtement au ragréage et à la pose de plinthes, on vous dit tout.

Travaux concernés

Présentations

Prix

dépose du revêtement

En rénovation, il n’est pas rare de devoir procéder à la dépose de l’existant. Et cela concerne, alors, les revêtements qui auront été posés par le passé.

Selon le type de revêtement, du carrelage à la moquette en passant par le parquet, le prix pourra sensiblement varier.

Attention : en cas de matériaux amiantés, il faudra faire intervenir des professionnels qualifiés pour la dépose et l’évacuation.

10 à 50 € par m²

ragréage

Un ragréage a pour objectif d’offrir, ensuite, un support plan et dénué de défauts.

Pour ce faire, une fine épaisseur de mortier est coulée sur la surface à traiter.

Selon les cas, ce ragréage peut être fibré, autonivelant ou autolissant.

15 à 35 € par m²

pose d’un pare-vapeur

Le pare-vapeur est une sous-couche dont le rôle est, comme son nom le suggère, de protéger l’installation contre l’humidité, que ce soit celle de la pièce elle-même ou celle de la zone de construction.

2 à 15 € par m²

pose d’une sous-couche isolante

Pour une meilleure isolation thermique et phonique, il est intéressant de placer une sous-couche dédiée sous le parquet.

Le plus souvent, c’est la mousse de polyéthylène qui est utilisée car elle dispose de bonnes propriétés.

5 à 25 € par m²

pose d’une sous-couche isolante pour un parquet contrecollé

5 à 15 € par m²

pose de lambourdes

Dans le cas du parquet cloué, il faudra en passer par l’installation de lambourdes. Il s’agit d’éléments (en composite ou en bois) qui sont fixés au sol, soit :

– sur une chape de béton pour un rez-de-chaussée

– sur des solives pour un étage

5 à 10 € par mètre linéaire

détalonnage des portes

En rénovation, la pose d’un nouveau parquet peut engendrer quelques problématiques, notamment au niveau des portes.

Il faudra alors, parfois, planifier aussi un détalonnage des portes intérieures du logement. Il s’agit d’une intervention qui consiste à réduire la hauteur de la porte en la coupant par le bas, sur toute la largeur.

Cela aura pour effet de permettre un maniement normal de la porte sans qu’elle ne bloque sur le sol, mais aussi une ventilation naturelle des espaces.

sur devis

pose de plinthes

Pour une pièce totalement finie, la pose de plinthes est généralement prévue.

Ces accessoires viennent habiller le bas des murs et masquent le joint de dilatation.

8 à 10 € par m²

Exemples de devis de pose de parquet

Afin d’affiner un peu le sujet, voici quelques exemples de prix de parquet qui pourraient vous être présentés :

Postes de dépense

Prix pour 20 m²

Parquet en chêne (bois massif)

– dépose de parquet

– achat des lames & frais de pose

– finition : ponçage, suivi d’une vitrification

3 570 €

 

Parquet contrecollé en chêne de 14 mm d’épaisseur

– retrait d’un vieux parquet

– fourniture avec pose

1 200 €

Parquet stratifié

– Réalisation d’une chape en sous-couche

– mousse isolante

– pare-vapeur

1 000 €


Dans quels espaces poser un parquet ?

Savoir pour quel parquet opter en fonction de la pièce est un autre élément important à l’heure du choix :

Types d’espaces

Explications

Les pièces à vivre avec peu d’usure

Pièces concernées : chambre adulte, salon, bureau

Parquets préconisés : parquet massif, parquet flottant, parquet stratifié entrée de gamme

Sens de pose : tous sont possibles, les lames seront idéalement posées dans le sens de la lumière

Conclusion : dans ces espaces, ce sont vos goûts qui primeront

Les pièces à vivre avec une usure moyenne

Pièces concernées : salle à manger

Parquets préconisés : parquet massif, parquet flottant, parquet stratifié de bonne qualité

Sens de pose : tous sont possibles, les lames seront idéalement posées dans le sens de la lumière

Conclusion : dans ces espaces, ce sont la qualité du parquet et vos goûts qui primeront

Les pièces humides

Pièces concernées : cuisine, salle de bains

Parquets préconisés : parquets massifs en bois exotiques (teck, bambou ou wengé), parquets stratifiés spécial pièces humides

Sens de pose : tous sont possibles, les lames seront idéalement posées dans le sens de la lumière

Autre remarque : il faudra prévoir des joints de type pont de bateau et une pose collée

Les sols exposés à une forte usure

Pièces concernées : hall d’entrée, escalier, chambres d’enfant, salles de jeu

Parquets préconisés : parquets stratifié très résistant, parquet en bois massif, parquet contrecollé

Sens de pose : tous sont possibles, les lames seront idéalement posées dans le sens de la lumière

Autre remarque : privilégier un parquet pouvant être rénové sera la solution idéale


Les normes et labels

Pour les parquets

Les parquets sont assortis d’un certain nombre de normes et labels. Nous vous aidons à mieux les connaître :

Normes et labels

Explications

Qualité du bois

Traçabilité

Écologie

Label FSC : le bois est issu d’une filière durable

Label PEFC : il porte sur les forets européennes  

Label TFT : il assure de la traçabilité du bois.

Les normes NF EN généralistes

NF EN 13-756

Cette norme présente et définit le concept de parquet.

NF EN 13-488

Cette norme porte sur les parquets mosaïques.

NF EN 13-629

Cette norme porte sur le parquet massif pour les bois feuillus.

NF EN 13-990

Cette norme porte sur le parquet massif pour les bois résineux.

NF EN 13-489

Cette norme porte sur le parquet contrecollé.

NF EN 13-501-1

Cette norme porte sur  la résistance au feu et classe les parquets en 5 catégories.

UPEC

Il s’agit d’un classement qui note les matériaux selon les critères suivants :

U : usure

P : poinçonnement

E : eau

C : chimie

Ce classement ne note pas les sols stratifiés.

Nouvelle Réglementation Acoustique (NRA)

Cette norme détermine les niveaux sonores acceptables dans l’habitat collectif

Les normes en cas de chauffage au sol

En présence d’un chauffage au sol, il faudra également s’en remettre aux normes en vigueur. Notez déjà que, dans tous les cas, vous devrez en passer par une pose collée.

Par ailleurs, certaines précautions seront à prendre pour disposer d’une belle durée de vie de votre parquet dans de telles conditions. En effet, le sol concerné ne devra pas afficher un taux d’humidité supérieur à 2 % et il sera indispensable de faire fonctionner le système de chauffage durant 3 semaines, a minima, avant la pose du parquet. Le chauffage devra être stoppé seulement 48 heures avant cette pose. Pour la remise en chauffe, elle pourra être réalisée de manière progressive une semaine après la pose.

Concernant les dimensions des lames de parquet, elles ne devront généralement pas excéder les 90 mm de large, voire 130 mm en présence d’une lame de 14 mm d’épaisseur maximum. Dans tous les cas, il faudra s’en remettre aux indications du fabricant du système de chauffage.

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